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16/10/2010

Vers un dépistage de la surdité dans les maternités

Réclamée par les médecins, cette stratégie fait l'objet d'une proposition de loi.

Tous les nouveau-nés bénéficieront-ils bientôt d'un test de l'audition à la maternité ? Un projet de loi en ce sens, rendant systématique le dépistage néonatal de la surdité, devrait en tout cas être présenté dans les semaines à venir à l'Assemblée nationale, ont indiqué des médecins vendredi, lors de la conférence de presse du congrès annuel de la société française d'ORL, à Paris.

«Actuellement en France, seulement 25 % des surdités congénitales sont dépistées précocement. Nous sommes très en retard par rapport aux autres pays», affirme le Pr Noël Garabedian, chef du service ORL pédiatrique de l'hôpital Trousseau (Paris). Dans la plupart des cas, le diagnostic est porté au-delà de 16 mois, voire 30. Trop tard, estiment les spécialistes qui se battent depuis des années pour un repérage dès la naissance.

«Un dépistage n'engage à rien, l'important est de pouvoir communiquer le plus tôt possible avec l'enfant, que ce soit oralement ou par gestuelle», insiste le Pr Garabedian. Pour le Pr Bernard Fraysse, chef du service ORL de l'hôpital Purpan (Toulouse), la surdité néonatale remplit tous les critères d'un dépistage utile en terme de santé publique. «D'abord, c'est un handicap relativement fréquent : 1/1 000 naissances, soit 800 nouveaux cas par an en France, indique-t-il. Ensuite, il existe des moyens de prise en charge : comme l'orthophonie, l'appareillage, l'accompagnement scolaire, voire la chirurgie. Enfin, les évaluations montrent que les résultats sont très dépendants de la précocité de la prise en charge en orthophonie ou en réhabilitation par prothèse ou implant. »


Plusieurs tests

Si le projet de loi aboutit, «les maternités devront obligatoirement proposer le dépistage, mais les parents seront libres», précise Edwige Antier, députée et pédiatre à l'origine du texte avec les députés Jean-Pierre Dupont et Jean-François Chossy. Lors d'une expérience pilote menée dans l'Hexagone, 98 % des familles en avaient accepté le principe. En pratique, le repérage repose dans un premier temps sur un examen simple, les potentiels évoqués auditifs automatisés (PEAA). Pratiqué pendant les premiers jours de vie par exemple par une sage-femme, le test dure 7 à 8 minutes. En cas de doute, le bébé doit être dirigé vers un centre de dépistage et d'orientation de la surdité, dans un délai de deux mois. L'objectif est d'abord de confirmer la surdité par des tests plus précis (seul un nourrisson repéré sur dix s'avère réellement sourd), et de faire un bilan complet, y compris génétique.
Par Sandrine Cabut

25/09/2010

Douleur : le renouveau de l'acupuncture


En cancérologie, l'acupuncture neutraliseles effets secondaires des traitements -chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapi - et permet d'optimiser l'efficacité des chimiothérapies.
En apprenant quelques points simples, les médecins pourraient soulager, à l'hôpital, de nombreuses souffrances et même les vomissements postopératoires.

C'est peut-être une nouvelle ère pour l'une des plus anciennes disciplines médicales. De plus en plus présente dans les revues scientifiques internationales, l'acupuncture suscite beaucoup d'intérêt parmi les médecins hospitaliers, obstétriciens, cancérologues, spécialistes de la douleur… La semaine dernière, une matinée lui a été consacrée au congrès national des anesthésistes-réanimateurs, à Paris. Dans les communications, pas question de yin et de yang ou d'énergie vitale, mais bien d'études contrôlées et de méta-analyses.

«Notre vision, c'est s'éloigner un peu de la médecine traditionnelle chinoise, voir en quoi des points d'acupuncture peuvent être utiles dans certaines indications , et comment nous pouvons les intégrer dans notre pratique », explique le Pr Dan Benhamou, chef du département d'anesthésie-réanimation de l'hôpital de Bicêtre (Kremlin-Bicêtre), et modérateur de la session. «Chaque médecin dans sa spécialité pourrait apprendre et utiliser quelques points simples et efficaces , cela ne pose pas de problème légal », renchérit le Dr Nadia Volf, acupunctrice et coresponsable, avec Dan Benhamou, du premier diplôme universitaire d'«acupuncture scientifique», créé l'année dernière à Paris-XI.

Certes, cette branche de la médecine chinoise avait déjà une place dans les hôpitaux français, y compris universitaires, mais jusqu'ici les actes n'étaient effectués que par des acupuncteurs. Dans cette nouvelle approche pragmatique, les médecins n'auraient même pas forcément besoin de savoir planter les classiques aiguilles. «On peut stimuler un point sans franchir la barrière cutanée avec d'autres techniques comme le laser (de type stylo pointeur, NDLR), une pression manuelle, ou un pansement imbibé d'un produit actif», précise le Dr Volf.


Multiples atouts

Un exemple parmi d'autres d'application potentielle : les nausées et vomissements postopératoires. «Pour ces symptômes très fréquents, il a été démontré, avec un fort niveau de preuves, que l'acupuncture est aussi efficace que les médicaments, et ce en agissant en un seul point au niveau du poignet», poursuit lePr Benhamou, qui n'a lui-même jamais pratiqué ces techniques. «C'est un traitement simple, rapide et économique, sans les effets secondaires des antinauséeux, résume le Dr Volf. De plus, il y a une action antalgique et relaxante.»

Facile à identifier au niveau du poignet, ce point d'acupuncture appelé P6 aiderait aussi à soulager d'autres nausées, dues à une grossesse, à une chimiothérapie ou au mal des transports… mais les preuves scientifiques sont, pour l'instant, moins solides qu'en postopératoire. Le Dr Philippe Jeannin, autre intervenant au congrès d'anesthésie-réanimation, souligne les multiples atouts en cancérologie. «Il ne s'agit pas de traiter les tumeurs par des aiguilles», insiste d'emblée ce praticien. D'après son expérience sur des centaines de malades, l'acupuncture neutralise les effets secondaires des traitements - chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie - et permet d'optimiser l'efficacité des chimiothérapies. Elle réduit les douleurs liées aux métastases osseuses. «II y a encore peu d'études et le niveau de preuves est faible mais les cancérologues s'y intéressent de plus en plus», souligne le Dr Jeannin. Mais c'est sans doute en gynéco-obstétrique que l'acupuncture est la plus implantée dans les hôpitaux français.

À Strasbourg, l'aventure a commencé il y a vingt ans. «Nous avons construit progressivement notre pratique et aujourd'hui, sur les deux maternités du CHU, médecins et sages-femmes assurent 4.000 consultations d'acupuncture par an», raconte le Dr Annick Bigler, qui exerce en libéral et dans le service du Pr Nisand. L'acupuncture est proposée notamment pour lutter contre les maux de dos et les troubles du sommeil de la grossesse ou pour retourner un fœtus qui se présente par le siège. Pour obtenir cette version, il suffit de stimuler un point unique au niveau du 5e orteil,. «Un protocole est en cours depuis deux ans à Strasbourg pour valider cette indication », précise le Dr Bigler. Elle souligne aussi qu'une étude contrôlée va démarrer dans dix maternités françaises pour évaluer si des séances d'acupuncture diminuent le taux de césariennes.

Par Sandrine Cabutimages.jpg

13/09/2010

Comment diminuer une montée laiteuse douloureuse ?

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Il faut tout d’abord savoir qu’une tension lors de la montée laiteuse est normale.
Elle diminue en 24 à 48 heures.
Si le sein n’est pas bien vidé, il y a un risque d’engorgement (le lait ne s’écoule plus), d’une inflammation, et à long terme, d’un abcès du sein.

Pour limiter cette tension, il faut :

-le port d’un soutien gorge adapté

-des tétées fréquentes : c’est le bébé qui fait donc diminuer la tension en tétant !

-si il ya une zone plus dure et douloureuse, on peut faire travailler le menton du bébé dessus : il vide la zone en regard du menton. Voir les positions possibles avec la sage-femme. Sinon, on peut utiliser l’eau chaude :

-l’eau chaude a comme vertu de drainer, décongestionner. Vous pouvez, sous la douche chaude, masser le sein de la périphérie vers le centre et faire couler un peu de lait. S’il y a une zone dure, chaude, rouge et douloureuse, il faut la masser pour que le lait soit drainé dans la glande mammaire.

-un pack de froid peut soulager après la douche chaude, par ses vertus anesthésiantes.

-vous pouvez temporairement utiliser UN PEU de tire lait si votre bébé tète mal et ne vous aide pas : attention, seulement quelques minutes pour ne pas restimuler le sein, qui va produire encore plus de lait ! Il faut juste soulager la tension momentanément.

-il existe des crèmes anti-inflammatoire –type Osmogel®- que vous pouvez appliquer APRES la tétée et pas sur le mamelon.

-la sage-femme peut aussi vous prescrire temporairement des anti-inflammatoires Per Os –type Profenid®.

-le chou vert, appliqué directement sur le sein (attention s’il y a des crevasses, c’est une porte d’entrée pour les bactéries). Si si ça marche !!! Il y a des vertus drainantes.

-L’acuponcture peut-être utilisée.

-l’homéopathie : APIS MELLIFICA 9 CH et BRYONIA 9 CH (étude http://www.em-consulte.com/article/114196)

-vous faire bien entourer !

05/05/2010

Regroupement des maternités

 

(Voir à la fin de la vidéo pour les maternités)



 

 
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