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18/09/2010

Les examens à faire pendant la grossesse

PXMHHCAJ1Z1E1CA7L57K8CAORQKGXCA0RVC0DCAE35RDUCACKHRS4CA9EC2TYCA78VXL2CABDBATACA8QN5YECAXBEGK0CA2VQHZ2CAB2N4HSCA7F681HCAERH5UWCAQE0465CA2EFBJSCAVF5XJQ.jpgEn France, il existe une batterie d’examens à faire pour s’assurer du bien être maternel et fœtal.
Cette politique de santé opte pour une sécurité maximale.

Voici ci-dessous les examens demandés :

-Carte de groupe sanguin, pour pouvoir transfuser en cas d’hémorragie

-Recherche des Agglutinines Irrégulières, notamment en cas de Rhésus négatif, pour voir si votre bébé est à risque ou pas d’être anémié

-En début de grossesse, nous vous proposons la prise de sang pour voir si vous êtes possiblement porteuse d’un bébé trisomique ou pas (la réponse est une statistique, ce n’est pas « oui » ou « non »)

-Sérologies : VIH, hépatite B, syphilis, rubéole, toxoplasmose, parfois hépatite C

• Si l’on découvre une séropositivité VIH, on mettra en place un traitement (trithérapie) pour diminuer la contagiosité jusqu’au jour de la naissance où elle doit être minimale pour ne pas transmettre le virus à l’enfant.
• Si l’on découvre une hépatite B, on vous mettra en contact avec un hépatologue et on vaccinera l’enfant à la naissance. Attention vous pouvez la transmettre à votre conjoint par voie sexuelle, au même titre que le VIH (IST= infection Sexuellement Transmissible)
• Si l’on découvre une syphilis, vous aurez un traitement antibiotique, pendant la grossesse(Extencilline).Parfois le bébé aussi est traité, selon qu’il est atteint ou pas. C’est aussi une IST.
• Si l’on découvre que vous n’avez pas de protection (immunité) contre la toxoplasmose, on fera une prise de sang tous les mois et vous devrez faire attention à certaines choses pour ne pas être en contact avec ce parasite (risque de malformations fœtales), qui s’attrape dans la terre et par les chats : bien laver ses fruits et légumes(attention au restaurant), ne pas jardiner ou alors mettre des gants, bien cuire la viande, ne pas toucher aux chats et encore moins à leurs litière !

-Electrophorèse de l’hémoglobine pour les patientes provenant du pourtour méditerranéen : cela permet de détecter une anomalie de l’hémoglobine (dans le sang), comme la drépanocytose, et de voir si votre bébé pourrait être porteur.

-Test du diabète ou O’Sullivan : si on détecte un diabète, le bébé est alors soumis à un déséquilibre glycémique, que ce soit in utéro ou après la naissance. Cela peut être dangereux pour lui. Pour le protéger, vous serez alors au régime diabétique, voir sous insuline si c’est trop déséquilibré.

-Bilan de péridurale en fin de grossesse. Pour vous permettre d’avoir une péridurale ! Obligatoire même si on ne veut pas de péridurale en cas d’anesthésie en urgence.

-Prélèvement vaginal en fin de grossesse : détecte une bactérie appelée le Streptocoque B. La transmission au bébé n’est pas vraiment fréquente mais l’infection a des effets graves sur lui. Pour cela, on met simplement des antibiotiques pendant le travail ou dès la rupture de la poche des eaux.

-Trois échographies : une de datation de la grossesse vers 12 SA (semaines d’aménorrhée=retard de règles), une de morphologie (examen du fœtus) vers 22 SA, et une de croissance (voir s’il grandit bien) vers 32 SA.

Enfin, on a besoin d’une consultation avec un anesthésiste

Si vous ne comprenez pas certaines choses, vous pouvez demander à la personne qui vous suit ou vous pouvez me demander.

13/09/2010

Comment diminuer une montée laiteuse douloureuse ?

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Il faut tout d’abord savoir qu’une tension lors de la montée laiteuse est normale.
Elle diminue en 24 à 48 heures.
Si le sein n’est pas bien vidé, il y a un risque d’engorgement (le lait ne s’écoule plus), d’une inflammation, et à long terme, d’un abcès du sein.

Pour limiter cette tension, il faut :

-le port d’un soutien gorge adapté

-des tétées fréquentes : c’est le bébé qui fait donc diminuer la tension en tétant !

-si il ya une zone plus dure et douloureuse, on peut faire travailler le menton du bébé dessus : il vide la zone en regard du menton. Voir les positions possibles avec la sage-femme. Sinon, on peut utiliser l’eau chaude :

-l’eau chaude a comme vertu de drainer, décongestionner. Vous pouvez, sous la douche chaude, masser le sein de la périphérie vers le centre et faire couler un peu de lait. S’il y a une zone dure, chaude, rouge et douloureuse, il faut la masser pour que le lait soit drainé dans la glande mammaire.

-un pack de froid peut soulager après la douche chaude, par ses vertus anesthésiantes.

-vous pouvez temporairement utiliser UN PEU de tire lait si votre bébé tète mal et ne vous aide pas : attention, seulement quelques minutes pour ne pas restimuler le sein, qui va produire encore plus de lait ! Il faut juste soulager la tension momentanément.

-il existe des crèmes anti-inflammatoire –type Osmogel®- que vous pouvez appliquer APRES la tétée et pas sur le mamelon.

-la sage-femme peut aussi vous prescrire temporairement des anti-inflammatoires Per Os –type Profenid®.

-le chou vert, appliqué directement sur le sein (attention s’il y a des crevasses, c’est une porte d’entrée pour les bactéries). Si si ça marche !!! Il y a des vertus drainantes.

-L’acuponcture peut-être utilisée.

-l’homéopathie : APIS MELLIFICA 9 CH et BRYONIA 9 CH (étude http://www.em-consulte.com/article/114196)

-vous faire bien entourer !

09/09/2010

Les infections à gonocoques en forte progression en France

bactérie.jpgLa hausse de ces infections sexuellement transmissibles reflète la progression de rapports à risque.

Tous les indicateurs vont dans le même sens : les infections à gonocoques progressent fortement en France. Et la tendance est d'autant plus alarmante que ces infections sexuellement transmissibles (IST) sont le reflet des comportements sexuels à risque. Entre 2008 et 2009, les gonorrhées (encore appelées blennorragies ou plus familièrement chaude-pisse chez les hommes) ont bondi de 52 % en France, estime l'Institut de veille sanitaire (IVS), qui s'appuie sur deux réseaux de surveillance spécialisée. Leur constat est corroboré par celui des généralistes du réseau Sentinelles, qui surveille les urétrites masculines.

Selon l'IVS, la progression est légèrement moins importante en Ile-de-France (+ 38 %) avec une relative stabilité chez les femmes. Dans les autres régions, l'augmentation du nombre de cas (+ 54 %) est en revanche patente dans les deux sexes : + 51 % chez les hommes et + 75 % chez les femmes. «Les gonococcies ont commencé à augmenter vers 1996, mais leur croissance s'accélère, précise le Dr Anne Gallay, de l'IVS. Les hétérosexuels semblent de plus en plus concernés, comme pour d'autres IST telles que la ­syphilis.»


Risque de stérilité

Chez l'homme, une infection par des gonocoques entraîne une urétrite aiguë (avec pus, brûlures urinaires), qui passe rarement inaperçue. Le délai entre la contamination et le début des symp­tômes est très court - entre trois et cinq jours. Au total, entre 15 000 et 20 000 hommes (souvent jeunes) seraient concernés ­chaque année en France.

Les estimations sont nettement plus complexes pour le sexe féminin où ces infections, peu symptomatiques, amènent rarement à consulter. «On ne sait pas quelle est la fréquence chez les femmes, et c'est un souci car, ne se dépistant pas, elles participent à la transmission de ces germes», continue Anne Gallay.

Certes, les gonococcies sont souvent des infections bénignes, qui guérissent avec un traitement antibiotique adapté. Mais leur progression pose deux problèmes de santé publique. Non ou mal soignées, elles peuvent évoluer vers des infections chro­niques - avec un risque de stérilité chez la femme, et elles favorisent d'autres IST.


Un relâchement des comportements

Surtout, les gonococcies sont un bon indicateur des comportements sexuels à risque. Leur progression révèle donc une augmentation des pratiques à risque. Au début des années sida, les actions de prévention (par le port de préservatifs) avaient permis de réduire la fréquence des IST. Depuis, des enquêtes ont décrit un relâchement des comportements, notamment dans les milieux homosexuels. «Par ailleurs, le contexte de la sexualité a beaucoup évolué chez les moins de 30 ans, ajoute le Dr Gallay. Il y a davantage de rencontres occasionnelles et de multipartenaires, ce qui peut favoriser les IST.»

Face à cette évolution, les messages de prévention par le préservatif restent indispensables, «mais il est difficile de tout axer là-dessus», estime l'épidémiolo­giste. Il faut aussi mettre l'accent sur le dépistage précoce, en incitant les jeunes à consulter en cas de prise de risque ou de symptômes.

Selon le Dr Gallay, une réflexion est en cours pour réorganiser le système actuel de dépistage des IST. Avec la difficulté que ces infections ne touchent pas toutes les mêmes tranches d'âge, et que leur délai d'incubation est très variable.

Par Sandrine Cabut


04/09/2010

Allaitement maternel : comment faire venir la montée de lait ?

montee de lait.png

Hier en suite de couche, j’ai eu une patiente un peu débordée car son bébé perdait du poids, en lien avec une absence de montée de lait au 3ème jour. Cela compromettait sa sortie car il faut surveiller que le bébé reprenne du poids et ne se déshydrate pas. Je lui ai donné quelques conseils et, la nature faisant son office, le lendemain, son bébé avait repris plus de 100 grammes et la montée de lait était bien là.

Tout d’abord, qu’est ce que la montée de lait ? Quand une mère allaite son nouveau-né, au départ il n’y a que du colostrum (ou 1er lait), lait jaune-orange, constitué de protéines et d’anticorps (protection immunitaire pour le bébé). Comme le bébé tète régulièrement, la production de lait est stimulée et au 2ème-3ème jour, arrive ce que l’on appelle « montée de lait » : les seins sont tendus et il ya beaucoup de lait, plus blanc et plus liquide. Souvent le bébé reprend du poids à ce moment là.

Pour favoriser cette montée de lait :

-Il existe ce principe quand on allaite : celui de l’offre et la demande : plus le bébé prend le sein efficacement (succion nutritive), plus ça stimule la production de lait et inversement.

-Sachez que le stress peut empêcher d’avoir une bonne montée de lait.

-Il est nécessaire aussi de bien s’alimenter, et de manger équilibré.

-Si le bébé perd trop de poids ou a du mal à téter, on peu s’aider d’un tire lait le temps d’avoir une bonne montée de lait.

Si vraiment malgré cela, il n’y a pas de montée de lait, on peut :
• Boire plus d’eau, ça aide bien !
• Boire de la bière SANS ALCOOL, c’est le malte qui peut stimuler la production de lait (on en trouve aussi dans Ovomaltine )
• On peut prendre du Motilium® avant la tétée.
• Homeopathie : Ricinus 9CH : 2 granules X 2 par jour pendant 5 à 7 jours
• La pectine dans les pommes aurait un rôle.

Faites vous aider de l'équipe soignante!

Enfin, voici un document officiel (INPES) sur l’allaitement maternel, très bien fait avec beaucoup de réponses à des questions souvent posées :
http://www.inpes.sante.fr/30000/pdf/0910_allaitement/Guide_allaitement_web.pdf

 
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