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14/11/2010

Précarité et grossesse : un réseau sur mesure à l’AP-HP


Les premières rencontres pluridisciplinaires du réseau SOLIPAM, réseau de périnatalité d’accès aux soins pour les femmes enceintes et leurs enfants en situation précaire à Paris, se tiendront le 25 novembre 2010 et rendront hommage au Pr Dominique Mahieu Caputo, sa présidente fondatrice.

SOLIPAM est un réseau de périnatalité et d’accès aux soins pour les femmes enceintes et leurs enfants en situation précaire à Paris, dont les membres fondateurs sont le Centre d’action Sociale Protestant, le GIP Samu Social de Paris, l’AP-HP, le GH Diaconesses-Croix St Simon et la DFPE (Direction des Familles et de la Petite Enfance de la Ville de Paris).

L’objectif premier de ce réseau de périnatalité est de vaincre les différents obstacles à une prise en charge optimale pour les femmes enceintes et leurs nouveau-nés en situation de grande précarité sur le territoire de santé Paris -IDF. Le mot « réseau » prend ici tout son sens puisqu’il assure le suivi médico-psycho-social coordonné de la femme enceinte et de son nouveau né identifiant les facteurs de risque périnatals pour les orienter le plus précocement possible vers les structures adéquates.

Différentes études épidémiologiques récentes montrent que les personnes en situation de précarité, malgré les progrès réalisés dans le domaine périnatal, majorent plusieurs risques obstétricaux. Elles ont moins de 7 consultations durant leur grossesse, ce qui peut conduire à des défauts de prise en charge. Elle ont un moindre recours au diagnostic prénatal et accouchent souvent avant terme. Enfin, la précarité augmente le risque de naissance d’un enfant atteint de trisomie 21, les mauvais résultats du dépistage chez les femmes précaires semblent liés à une réduction de leur accès à des soins et à des explications insuffisantes ou inadaptées.

Parmi ses missions le réseau SOLIPAM propose aux femmes les plus vulnérables des actions d’accompagnement tout au long du parcours de soins, pour sensibiliser les mères à l’importance du suivi médical préventif de l’enfant. Pour résoudre l’accès aux soins rendu problématique par leurs faibles ressources (surtout au début de la grossesse puisque la grossesse n’est prise en charge à 100% qu’à partir du 1er jour du 6ème mois sauf pour les examens obligatoires), SOLIPAM les oriente vers les possibilités de prise en charge gratuite (centre de PMI, PASS, associations), et facilite leur inscription et leur suivi dans les maternités, s’assure de la mise en route et de la continuité de la prise en charge sociale, de l’ouverture de la couverture sociale et d’un accompagnement psychologique si nécessaire.

Le jeudi 25 novembre prochain, les premières rencontres pluridisciplinaires SOLIPAM se tiendront à l’hôpital des Diaconesses avec pour thème Périnatalité et Précarité ; cette date n’a pas été choisie par hasard : elle prend acte des violences faîtes aux femmes, que la grossesse et la grande précarité rendent encore plus vulnérables.

Un hommage sera rendu lors de cette journée, à Madame le Pr Dominique Mahieu Caputo, professeur des universités, chef de service à l’hôpital Bichat (AP-HP), présidente fondatrice du réseau SOLIPAM.

Renseignements :
Contactez le réseau SOLIPAM au 01 48 24 16 28
Par mail : secretariat-coordination.solipam@laposte.net

sources:http://www.lewebzine.aphp.fr/spip.php?article595

11/11/2010

Le Bisphénol A de nouveau sur la sellette

Déjà interdit dans les biberons,le bisphénol A pourrait altérer la fertilité masculine, selon une étude sino-américaine.
Ce composé présent dans des contenants alimentaires et de boissons appauvrirait le sperme, selon une étude américaine. Des travaux français suggèrent aussi qu'il peut traverser la peau.

Un mois à peine après un avis plutôt rassurant de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le bisphénol A (BPA), deux nouvelles études soulèvent à nouveau des doutes quant à l'innocuité de ce composé chimique déjà interdit dans les biberons. Ce constituant de plastiques et de résines, présent dans de nombreux contenants alimentaires et de boissons, avait déjà été accusé de favoriser des troubles sexuels masculins, baisse de libido voire impuissance, par un épidémiologiste américain. Ce même scientifique, le Dr De-Kun Li, de l'Institut de recherche californien Kaiser, affirme aujourd'hui qu'il peut altérer la concentration et la qualité du sperme.

En collaboration avec des chercheurs chinois, il a suivi pendant cinq ans une cohorte de 500 ouvriers d'usine, dont certains étaient exposés professionnellement au bisphénol A. Parmi eux, 218 ont subi des examens d'urine et de sperme. Les résultats de cette étude, récemment publiés dans Fertility and Sterility, sont troublants. Les hommes ayant un taux détectable de BPA dans l'urine ont un risque trois fois plus élevé que ceux qui n'en excrètent pas de présenter une diminution de concentration du sperme et une baisse de vitalité des spermatozoïdes. «Le même type d'association dose-effet a été observé chez des hommes ayant une exposition uniquement environnementale au BPA à des niveaux comparables à celui de la population générale aux États-Unis», précise le Dr Li.


Contaminés par voie cutanée

Parallèlement, une équipe française de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) de Toulouse, en collaboration avec le laboratoire Pierre Fabre, vient de démontrer que le BPA peut aussi pénétrer dans l'organisme par la peau. Leurs travaux, publiés dans la revue Chemosphere, ont été menés d'abord sur des fragments d'oreille de porc cultivés en laboratoire, puis sur un modèle comparable de peau humaine. Environ deux tiers du BPA déposé en surface a traversé la barrière cutanée.

Associées au fait qu'une contamination alimentaire ne peut expliquer à elle seule les taux de BPA retrouvés chez certaines personnes, ces nouvelles données «suggèrent fortement que cette molécule est capable de pénétrer dans l'organisme à travers la peau humaine», concluent les chercheurs. Récemment, une étude américaine avait relevé des taux élevés de BPA dans l'organisme de personnes en contact régulier avec des tickets de caisse ou des reçus de carte de crédit. Ces «papiers thermiques» contiennent en effet du bisphénol sous forme libre.
Par Sandrine Cabutbib.jpg

07/11/2010

Le métier de sage-femme

Parce beaucoup de patientes me posent la question de la formation du métier de sage-femme

Parce que beaucoup ignorent les responsabilités de cette profession

Voici un petit film assez bien fait sur ce qu'est le métier de sage-femme ( avec un début assez parodique des clichés que l'on peut avoir, et une suite tout à fait sérieuse des composantes de ce métier)

Il n'y a pas grand chose à ajouter, c'est une vraie passion!



02/11/2010

Mères et Filles : de plus en plus fusionnelles

Cette relation est intensifiée par l'évolution socio-économique.

Évelyne a 49 ans et vit avec ses trois filles de 9, 15 et 22 ans. Une joyeuse tribu qu'on a du mal à séparer: quand elle est invitée chez des amis, Évelyne y va «avec les petites» et toutes les vacances sont consacrées avec elles à la rénovation d'une maison en Bretagne. «Depuis que leur père est parti, nous revivons», se félicite-t-elle.

Quant à Marie, 35 ans, documentaliste et maman de Margaux, 3 ans, elle avoue appeler sa mère tous les jours au téléphone pour lui demander de l'aide au quotidien: passer chercher la petite à l'école, lui préparer une recette de cuisine… «Elle vient souvent en week-end avec nous, précise la jeune femme. Comme ça, elle me déleste de tout ce qu'il y a à faire dans la maison et je peux me reposer de ma semaine.» Une organisation qui commence à agacer Bruno, son concubin, qui «n'en revient pas de découvrir à quel point Marie est collée à sa mère!».


Garde-robes interchangeables

Collées, ces génitrices et leurs filles? Plus qu'avant? Annik Houel, chercheuse en psychologie sociale à l'université Lumière Lyon-II et spécialiste des relations féminines, notamment au travail, confirme: «Des études ont montré que les jeunes couples habitent plus près du domicile de la mère de la femme. Les mères sont mises au premier plan.»



Pour Isabelle Decoopman, la proximité fusionnelle est surtout recherchée par les mères. (Crédits photo : AFP)
Cette intensité du lien n'est pas nouvelle. Elle a même un fondement historique puisque au XIXe siècle, n'étant pas scolarisées, les filles étaient confinées au domicile parental auprès de leur mère, qui s'occupait de leur éducation. «Puis, quand les femmes ont pénétré le marché du travail, dans la seconde moitié du XXe siècle, il a souvent fallu qu'elles confient leurs petits à leur mère», observe Annick Houel. Jusque-là donc, rien que de très logique: des motivations d'accommodements éducatifs et économiques expliquent souvent que les deux générations de femmes se trouvent si proches.

Mais il y a eu la révolution des années 1970. «À ce moment-là, les filles n'ont eu qu'une envie: quitter leur père, leur mère et inventer d'autres manières de vivre une vie de femme, observe Anasthasia Blanché, psychanalyste et cofondatrice de l'Institut de sociologie clinique. Aujourd'hui, les filles semblent en manque, reviennent dans le giron des mères pour renouer un lien dont elles semblent avoir à nouveau besoin.»

Les professionnels du marketing se sont évidemment emparés de cet air du temps et, voilà cinq ans notamment, que l'on parle du «syndrome du Comptoir des cotonniers» pour évoquer ces images de fusion renouée entre des femmes de la cinquantaine et leurs filles adolescentes, aux physiques et garde-robes semble-t-il interchangeables. Pour Annik Houel, la fascination des hommes de marketing pour cette complicité des femmes entre elles est viscérale… et ambivalente. «Ils en ont un peu peur, commente-t-elle. D'ailleurs, dans le monde du travail, ou de la politique, ils insistent davantage sur les rivalités féminines, une façon de diviser pour mieux régner.»


« Protection envahissante »

Isabelle Decoopman, enseignante-chercheuse en marketing à la Skema Business School de Lille, a mené différentes études sur les mécanismes inhérents aux comportements de coconsommation et d'échanges de vêtements au sein de la dyade mère-fille. Elle en a conclu que «la proximité fusionnelle était surtout recherchée par les mères, qui n'ont pas l'intention de passer le flambeau en renonçant à leur féminité. Près de 40% d'entre elles préconisent donc l'échange de vêtements avec leur fille». Mais un mouvement général de distanciation est déjà en marche: les professionnels travaillent désormais à «décoller» les images d'un lien trop fort entre mères et filles. «Ils ont entendu la levée de boucliers des psychanalystes, qui rappellent combien les filles ont besoin de se différencier de leurs mères», explique la chercheuse. Résultat: une nouvelle campagne des «Cotonniers» où mères et filles sont clairement présentées différemment, avec des couleurs en contraste, dans des espaces de vie distincts…

Pour les jeunes femmes d'aujourd'hui, le combat de l'émancipation hors du giron maternel est cependant loin d'être gagné: «Elles ont eu pour mères des babyboomeuses ou wonderwomen des années 1980. Des femmes fortes et fascinantes, qui se sont construites sans les hommes, analyse Anasthasia Blanché. Elles ont du mal à quitter la protection un peu envahissante de ces génitrices.»

Une difficulté à se séparer et donc à se construire d'autant plus intense que l'on demande aux jeunes femmes d'aujourd'hui un haut niveau d'excellence: être à la fois femme sexy, engagée dans sa vie professionnelle et mère parfaite. Et la psychanalyste de constater: «L'injonction actuelle, c'est “trois en une, parce que je le vaux bien”, alors qu'avant c'était juste “tu seras une mère, ma fille”». Par Pascale Senkfusion mère fille.jpg

 
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