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12/05/2010

La journée internationale des infirmières

 

Aujourd'hui, c'est la journée internationale des infirmières...

Pourquoi le 12 mai ? Il s'agit de la date anniversaire de Florence Nightingale (12 mai 1820 - 13 août 1910), une infirmière hors du commun.

Florence Nightingale : une infirmière hors du commun

Elle a eu une longue vie (90 ans !) et a connu presque tout le XIXe siècle ; elle a été l’une des personnes les plus célèbres de l’Angleterre victorienne.

Infirmière elle-même, elle a beaucoup exercé pendant la guerre de Crimée. Elle promeut ensuite de nombreuses réformes de l'hôpital. Elle met en place des suivis statistiques pour dénoncer les conditions de vie des malades à l'hôpital. Elle était aussi féministe.

La fibromyalgie

Le 12 mai est aussi la Journée mondiale de la Fibromyalgie. Florence Nightingale qui était en effet atteinte de cette maladie chronique, caractérisée par une sensation de douleur générale diffuse ou de brûlure de la tête aux pieds. Une maladie souvent handicapante, car elle se manifeste par une forte fatigue, mais sans lésion : difficile que l’entourage tienne compte de cette maladie… Elle n’a été reconnue qu’en 1992 par l’OMS en tant que maladie rhumatismale.

La Journée internationale des infirmiers et infirmières et le thème de cet année : "Servir la collectivité et garantir la qualité : les infirmières à l'avant-garde des soins chroniques"

La Journée internationale des infirmières (JII, ou "International Nurses Day" en anglais) est un évènement annuel et mondial. Elle a été lancée en 1965 par le Conseil international des infirmières (CII).

Chaque année, elle est centrée sur un thème, et cette année, le thème est "Servir la collectivité et garantir la qualité : les infirmières à l'avant-garde des soins chroniques". Voir la vidéo sur la journée internationale de 2010. Ce thème a été choisi face à la montée des maladies chroniques. Les infirmiers et infirmières peuvent se placer à l’avant-garde de ces maladies, dont les principales entraînent 60% de tous les décès (diabète, infestions cardio-vasculaires). De nombreux décès pourraient être évités grâce à des dispositifs de prévention et de suivi des malades. Trois facteurs de risques (tabac/alcool, régime alimentaire, exercice physique). Les infirmières peuvent aider à lutter contre ce risque, comme membre du personnel soignant et comme acteur de la formation des individus.

05/05/2010

Regroupement des maternités

 

(Voir à la fin de la vidéo pour les maternités)



 

04/05/2010

La place du père en salle de naissance

 

Récemment, lors de l’une de mes gardes de nuit en salle de naissances, je reçois en salle d’urgences une patiente qui va accoucher. Elle est au tout début du travail mais c’est son troisième enfant, et je pense que ça peut aller vite.

 

Le père, après avoir garé la voiture, nous rejoint. Notre première rencontre est polie, courtoise, mais l’homme ne semble pas très ému, pas très chaleureux.

 

Lors du contrôle monitoring (rythme cardiaque fœtal ou RCF), il ya une anomalie, isolée, certes, mais qui nécessite que je contrôle ce RCF. Je décide de surveiller ma patiente en salle de naissance (plus sécure que la salle des urgences). Le père, légitimement, pose alors des questions sur cette anomalie : je le rassure en lui disant qu’elle est isolée, mais que cela nécessite que je dirige ce travail qui commence, pour éviter que cela ne devienne néfaste pour son enfant si cela se répète. Une sorte de principe de précaution.

La patiente est confiante, souriante, agréable. Le mari semble plutôt froid, physiquement et verbalement. J’essaie donc de le mettre en confiance, de voir ce qui ne va pas. 

 

« Alors, monsieur, vous êtes content ? Cela commence à se préciser ! 

-Moui…

-Dites moi, avez-vous apprécié les précédentes naissances ?

-Oui oui.

- Racontez-moi un peu !

-Et bien… J’étais heureux de rencontrer mes enfants, mais… L’accouchement… quelle boucherie !

-Comment voulez vous faire pour celui-ci ?

-Peu importe »  Le regard est fuyant, et quand je réussis à le capter, c’est un regard noir.

 

C’est la première fois que cela arrive, mais je ne me sens pas à l’aise en sa présence.

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Je profite d’être seule avec ma patiente pour lui demander ce qu’on pourrait faire pour le mettre à l’aise : le faire participer ou pas ? Elle ne sait pas.

 

Je décide donc de le faire participer : le  RCF étant difficile à capter, je lui propose de m’aider en le tenant : raté, il fixe sont attention sur le rythme de son bébé et m’appelle à chaque fois qu’il a un doute…(alors qu’il n’y a pas de risque, nous avons une centrale qui retranscrit en direct les RCF). Je sens que cela l’angoisse plus qu’autre chose, donc lui donne pour mission d’aller chercher de l’eau pour sa femme, etc. Finalement, il rentre dormir. Il revient quelques heures après.  Je pensais que d’être parti et d’avoir dormi un peu lui aurait fait du bien. En me voyant avec quelques taches de sang sur ma blouse (car entre temps, une 9ème pare -femme dont c’est le 9ème enfant- est arrivée et m’a littéralement accouché dessus !), il me dit « tiens, voilà la bouchère ! » J’apprécie moyennement, mais mets ça sur le compte de ses angoisses.

 

Et ça a duré comme ça encore quelques heures, son stress palpable ne m’aidant pas vraiment à travailler ! Quelle tension dans cette chambre !  Patiente, je me suis dit que c’est lui qui n’était pas serein. Et pourtant j’avais plusieurs fois essayé de le mettre à l’aise! Ce n’est pas dans mes habitudes d’ignorer les pères en maternité !

 

Et j’avais visé juste, l’homme fut littéralement transfiguré après la naissance de son enfant : d’agressif  il est passé à bienveillant ; de fermé il est passé à accueillant ; d’irrespectueux il est passé à reconnaissant.

 

Pères, faites nous confiance et exprimez vos appréhensions, cela ne pourra que faciliter ce moment fort qu’est la naissance d’un enfant !!

 

 

30/04/2010

Pouvoir téléphoner...

 

Cela faisait longtemps que mes patientes et patients téléphonaient à leur proche avec leur portables… Pensez : la naissance du petit dernier ! Eh bien maintenant, ils auront le droit ! Evidemment, on pouvait déjà utiliser des téléphones fixes. A l’Ap-HP, nous n’avions pas de surfacturation d’ailleurs, contrairement à la plupart des hôpitaux… Attention à la facture salée. La plupart des patients du coup devaient utiliser leur portable…


Maintenant, le portable à l’hôpital, c’est permis

Les téléphones mobiles, interdits depuis une circulaire de 1995 dans les hôpitaux, sont dorénavant autorisés dans les plus importants établissements de France. Une petite révolution.

MARC PAYET | 24.04.2010, 07h00

Les logos avec un téléphone barré fleurissent encore dans de nombreux couloirs hospitaliers. Et pourtant, bientôt, ils pourraient disparaître. Le portable fait en effet son entrée officielle à l’hôpital. Le principal groupe hospitalier de , l’Assistance publique-Hôpitaux de (AP-HP), vient d’autoriser son usage.

Les quatre millions de patients qui fréquentent annuellement ses 37 établissements franciliens peuvent ou vont pouvoir (le changement des règlements intérieurs est en ) appeler avec leur mobile depuis leurs chambres, mais évidemment pas depuis les salles de soins, ni au bloc opératoire.
Ce n’est qu’un début. Selon nos informations, le ministère de la Santé réfléchit aujourd’hui à cette possibilité. « On a clairement changé d’époque par rapport à la circulaire de 1995, qui interdisait totalement l’usage du portable à l’hôpital, précise-t-on dans l’entourage de Roselyne Bachelot. A cette date, personne n’avait de cellulaire, aujourd’hui tout le monde en a. On envisage d’autoriser son usage dans les chambres des patients, en donnant des consignes de discrétion, tout en maintenant son interdiction formelle dans certaines zones sensibles. » Le médiateur de la République y est totalement favorable. Pour Jean-Paul Delevoye, cette autorisation permettrait enfin de régler le problème des numéros surtaxés à la charge des patients.
Comment cette petite révolution a-t-elle pu intervenir ? L’argument employé pour justifier l’interdiction était que les portables pouvaient perturber les appareils utilisés à l’hôpital et les stimulateurs cardiaques portés par certains malades. Mais aujourd’hui, de nouvelles études scientifiques minimisent ce risque. Le Comité d’évaluation et de diffusion des innovations technologiques de l’AP-HP a conclu que « les interférences causées par l’usage des téléphones portables actuellement utilisés ne sont pas en mesure de perturber les dispositifs médicaux à une distance supérieure à 1,50 m ».
Autre explication au bannissement du mobile : il ne fallait pas déranger les patients… et le personnel. « Evidemment, ça ne doit pas tourner à la parlotte permanente, mais le portable a bien des avantages quand on est hospitalisé, indique-t-on à l’AP-HP. Il permet au patient de pouvoir se remonter le moral en discutant avec son entourage. »

Le Parisien

 
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