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24/06/2010

Des accouchements tout en musique

musique.jpgLa maternité de Villeneuve d’Ascq s’est récemment procuré six chaînes hifi qu’elle a disposé dans les salles d’accouchement. La musique permettrait aux mamans de se détendre et faciliterait l’accouchement. Certains y voient un pas de plus vers un soin plus physiologique que médical.

Le Dr Ducloy, anesthésiste est un  passionné de chant lyrique et d'hypnose est convaincu de l'intérêt de la « distraction au cours des soins. Il est à l’origine du projet « Maternité en musique ». Il demande toujours à ses patientes de fredonner des berceuses au moment des contractions. Il leur conseille également d’écouter des musiques auxquelles elles sont  sensibles durant toute la période de la grossesse.

Aucune étude scientifique ne prouve que la musique adoucit l’accouchement. Ce qui est plus probable c’est qu en ’écouter durant la période de grossesse permet un meilleur développement de l’ouïe du futur bébé.

Source : http://www.nordeclair.fr/Locales/Villeneuve-d-Ascq/2010/06/23/la-musique-adoucit-les-accouchements.shtml

Quand rentrer à la maison ?

naissance.jpgIl existe à l’APHP un service qui s’appelle « Hospitalisation à Domicile » ou HAD.
Il est peu utilisé et pourtant très utile !
Il peut être demandé par la sage-femme hospitalière pour toute patiente résidant à Paris (et banlieue proche parfois)
Après l’accouchement, la plupart du temps, les mamans pensent devoir rester à l’hôpital.
Pourtant, elles peuvent rentrer relativement tôt !
A l’hôpital, il y a une surveillance quotidienne de l’état maternel et du nouveau-né. Mais elle peut se faire par une sage femme à domicile.
Il y a un examen pédiatrique au 2ème jour par le pédiatre ou la sage-femme, mais on pourrait l’avancer.
Il y a une prise de sang au 3ème jour pour les nouveau-nés. (Dépistage des maladies rares ou « Guthrie », non obligatoire mais fortement recommandé). Mais la sage-femme ou la puéricultrice à domicile peuvent le faire si on confie à la mère un kit de Guthrie, avant la sortie.

Il est vrai que dans certains cas, il est préférable que le couple mère-enfant reste à l’hôpital :
Cela peut être vrai pour celles qui ne se sentent pas à l’aise (« primipare » = premier enfant) et qui préfèrent avoir une présence hospitalière 24h/24, comme lors d’un premier allaitement. Mais aussi quand le bébé est malade ou ne reprend pas sa courbe de poids, quand il y a présence d’un ictère (« jaunisse »), ou tout autre problème.
La mère peut être très anémiée ou avoir d’autres problèmes, tels que l’hypertension, dans ce cas là, une surveillance pluriquotidienne est préférable à l’hôpital.

Mais il faut savoir que le service d’HAD est aussi pourvu d’outils de surveillance de pathologie (mesure de la tension maternelle, de l’ictère néonatal si besoin, pèse-bébé…)

Ce qui se passe souvent, c’est que les mères qui voudraient rentrer tôt (enfants à charge, besoin de confort, d’intimité, de se retrouver chez soi en famille) et qui n’ont pas de gros problèmes se voient proposer une HAD. Elles ont dans ce cas là leur propre sage-femme à domicile, avec 2 ou 3 visites, plus si besoin.

09/06/2010

Près de 7 femmes sur 10 n'ont pas bénéficié d'un entretien individuel au cours de leur quatrième mois de grossesse

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Plus de 66% de femmes enceintes entre 2004 et 2009 n'ont pas su qu'elles pouvaient profiter d'un entretien au quatrième mois de leur grossesse, selon une menée par l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et le Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane), publiée ce mercredi 2 juin. Cet entretien, qui fait partie des mesures phares du plan périnatalité 2005-2007, vise à découvrir et mettre en avant les attentes et besoins des futurs parents.

Pourtant, les femmes ayant assisté à cet entretien individuel ont globalement été satisfaites. Ainsi, la plupart d'entre elles ont déclaré que cela leur avait "permis d'avoir des repères rassurants" ou se sont senties "entourées et écoutées" à l'issu de la séance.

En outre, près de 20% des femmes interrogées ont déclaré qu'elles n'avaient assisté ni à l'entretien individuel du quatrième mois, ni aux de préparation à l'accouchement. De même, près de 40% des femmes n'ont pas reçu de carnet de de maternité en amont ou à l'issue de leur accouchement.

L'enquête révèle également que le panel aurait préféré bénéficier de consultations plus longues au cours du suivi médical de la grossesse. Ainsi, 54% des femmes interrogées ont eu des consultations médicales d'une durée variant entre 10 et 20 minutes, 34% de plus de 20 minutes, et 7% de moins de 10 minutes.

Dans l'ensemble, les femmes interrogées pour l'enquête regrettent le manque de soutient dont elles ont bénéficié à la sortie de la structure médicale. Néanmoins, 29% d'entre elles ont été entourées par une personne de la protection maternelle, 16% par une sage femme, 13% par un médecin généraliste, 12% par un pédiatre et 4% par un gynécologue.

Selon l'étude, près de 40% des femmes ayant accouché entre 2004 et 2009 ont été victimes de complications au cours de l'accouchement. Cela concerne essentiellement des prématurités, des grossesses gémellaires, des césariennes ou des péridurales ratées.

Enfin, l'étude rapporte que la plupart des femmes ayant accouché avant 2004 n'ont pas constaté d'améliorations significatives en matière de sécurité, de soutien psychologique, d'écoute ou de préparation à l'accouchement, après le lancement du plan périnatalité 2005-2007.

Cette enquête a été menée par l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et le Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane), au second semestre 2009, auprès de 952 Françaises ayant accouché entre 2004 et 2009.

 

Source : Le parisien

 

03/06/2010

Plan stratégique : 6 questions à Benoit Leclercq, Directeur Général de l’AP-HP


Le 30 juin, l’AP-HP adoptera, comme tous les cinq ans, son plan stratégique 2010-2014. Benoît Leclercq, Directeur général de l’AP-HP, répond à quelques unes des questions que suscite ce projet, actuellement en discussion.

Benoit Leclercq , Directeur Général de l'AP-HP







A quoi sert le plan stratégique ?

Le plan stratégique définit les grandes orientations et les priorités de l’AP-HP et plus particulièrement son projet médical pour les cinq prochaines années : réponse aux besoins des Franciliens et aux évolutions de la médecine, offre de recours nationale, répartition cohérente et lisible de l’offre de soins, développement de certaines disciplines, relations avec les autres acteurs de santé... Ce plan résulte d’une longue élaboration de 2 ans, suivie d’une large concertation, toujours en cours, avec les médecins, les organisations syndicales, les universités, les tutelles, les représentants des usagers, les élus, les partenaires de l’AP-HP...

A quoi ressemblera l’AP-HP en 2014 ?

Un établissement de pointe et de proximité, ouvert à toute la population et lui offrant l’ensemble des spécialités et du progrès médical. Ses 37 établissements seront organisés en 12 groupes hospitaliers, dont le principe a déjà été adopté par le Conseil d’Administration en juillet 2009. Ces centres proposeront aux Franciliens une offre graduée en trois niveaux : des urgences et des soins à proximité immédiate de leur domicile pour toutes les spécialités courantes, une offre dite "intermédiaire" correspondant à des disciplines ou des savoir-faire particuliers développés au sein du groupe hospitalier et, enfin, un troisième niveau sur des disciplines très pointues ou des pathologies rares avec une vocation d’accueil régionale, voire nationale. L’AP-HP sera, plus qu’aujourd’hui, ouverte vers l’extérieur, et intégrée dans son environnement. Enfin, en étant le CHU d’Ile de France, elle assurera avec les sept universités partenaires, la formation de plusieurs milliers d’étudiants en médecine, en soins infirmiers et dans toutes les autres professions paramédicales.

Le plan stratégique va-t-il remettre en cause l’accueil de proximité pour les mères et les nouveau-nés ?

La périnatalité est au contraire l’un des éléments clés de la politique médicale de l’AP-HP, d’autant plus que le nombre de naissances augmente. Elle était déjà au cœur des deux précédents plans (2000 - 2004 / 2004 - 2009), ce qui lui a permis de bénéficier d’un effort d’investissement considérable – de l’ordre de 400 millions d’euros - se traduisant par la construction de cinq nouvelles maternités et la modernisation de plusieurs structures. Le plan 2010 - 2014 bénéficiera encore des effets résultant de cette politique, notamment grâce à l’ouverture de la nouvelle maternité de Port Royal à Cochin en 2011 et de celle du bâtiment Laennec de Necker en 2012. Non seulement il n’y aura pas de réduction des capacités, mais le nombre de naissances pourrait être accru de 5 à 10 % (2 000 à 3 500) d’ici 2014.

L’AP-HP va-t-elle réduire son offre en matière d’IVG ?

L’IVG est un droit garanti par la loi et il n’est donc pas question de le mettre en cause. Au contraire, l’AP-HP a souhaité réorganiser cette prise en charge aujourd’hui trop dispersée pour prévenir l’errance de celles qui souhaitent y avoir accès. Car tous les centres n’offrent pas les mêmes types d’intervention et aujourd’hui, seulement 7 centres sur les 17 que compte l’AP-HP sont en capacité de proposer toutes les techniques disponibles (médicamenteuse, instrumentale sous anesthésie locale ou générale). C’est pourquoi le plan stratégique prévoit que chacun des douze groupes hospitaliers (voir plus haut) disposera d’au moins un centre proposant l’ensemble de ces techniques, adossé au service de gynécologie-obstétrique du groupe, piloté par un praticien dédié à cette activité et qui développera des liens avec les médecins de ville pratiquant l’IVG médicamenteuse.

L’AP-HP va-t-elle voir ses effectifs diminuer ?

Avec près de 90 000 professionnels, l’AP-HP est le premier employeur de la région Ile de France. Mais, chaque année, environ 7 000 d’entre eux partent travailler ailleurs ou prennent leur retraite. Compte tenu de la nécessité de moderniser son organisation tout en en réalisant des efforts de redressement financier, une partie des départs naturels ne seront pas remplacés excepté lorsqu’ils seront la conséquence de restructurations et de projets médicalement justifiés. Dans le même temps, l’AP-HP continuera de recruter massivement : sur la période 2010 -2012, on peut estimer à au moins 20.000 le nombre de nouveaux professionnels qui rejoindront ses hôpitaux.

L’AP-HP poursuivra-t-elle ses efforts d’investissements ?

Le plan stratégique 2005 - 2009 a atteint, dans le cadre du plan Hôpital 2007, un niveau historique d’investissement s’élevant à 510 M€ en moyenne par an depuis 2005, en travaux, équipement et informatique. Sur la période 2010 - 2014, l’AP-HP souhaite maintenir une capacité d’investissement à peu près similaire pour accompagner la modernisation de ses hôpitaux . L’autofinancement ne représentant qu’une partie des investissements, la réponse dépend aussi de financements extérieurs (Etat, assurance maladie, collectivités...), qui ne peuvent pas encore tous précisément être connus à ce jour.

 

 

Source : http://www.lewebzine.aphp.fr/spip.php?article468

 

 
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