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29/10/2010

Menace sur la clause de conscience des médecins : alerte du Cnom

clause de conscience.jpgMenace sur la clause de conscience des médecins : alerte du Conseil National de l'Ordre des Médecins
07/10/2010
A l’annonce du prochain débat par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe sur une résolution intitulée « accès des femmes à des soins médicaux légaux : problème du recours non réglementé à l’objection de conscience » le Conseil national de l’Ordre des médecins tient à exprimer son souci du maintien du principe de la liberté de conscience pour tout médecin. Par ailleurs il tient également à dénoncer certains aspects du projet de résolution et notamment :

-d’ « obliger les professionnels de santé à donner le traitement désiré auquel le patient a légalement droit en dépit de son objection de conscience » ;
-d’obliger les professionnels de santé « à prouver que leur objection est fondée en conscience ou sur des croyances religieuses et que leur refus est donné en toute bonne foi » ;
-de créer un « registre des objecteurs de conscience » ;


Les éléments pré-cités violent gravement la liberté de conscience des médecins. Ils sont inacceptables et en contravention flagrante avec les règles éthiques généralement admises en Europe et le plus généralement dans le monde.

Au nom de la reconnaissance et du respect du droit fondamental de la liberté de conscience des médecins de tout mode d’exercice, le Conseil national de l’Ordre des médecins Français demande le retrait immédiat de ces dispositions.

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Cette loi n'est pas passée au Parlement Européen à ce jour.


26/10/2010

Don de sperme: la levée de l'anonymat divise

Don-de-sperme-et-d-ovule-la-fin-de-l-anonymat_mode_une.jpgUne enquête montre que 70% des donneurs souhaitent le maintien de l'anonymat, tandis que 60% d'entre eux renonceraient au don s'ils devaient dévoiler leur identité.

La levée partielle de l'anonymat dans le cadre du don de spermatozoïdes ou d'ovocytes continue de diviser, en dépit de la modification inscrite dans le projet de loi. Entre protection de l'anonymat et quête des origines, le débat risque d'être houleux au Parlement.

Depuis 1973, quelque 50.000 enfants sont nés en France d'un don fait dans notre pays. Difficile de les connaître, d'autant que «la plupart des couples maintiennent le secret sur leur mode de conception», indique une équipe de chercheurs dans un ouvrage collectif dirigé par Pierre Jouannet et Roger Mieusset.

En réalité, seule une poignée de jeunes issus d'un don cherchent à connaître la vérité sur leurs origines. Notamment par le biais d'association comme Procréation médicalement anonyme, dirigée par Pauline Tiberghien, qui compte 85 jeunes adultes nés d'un don.

Le sujet est très sensible, tant il touche aux relations entre parents et enfants, aux quêtes des origines mais aussi au fonctionnement même du don de gamètes et d'ovocytes.

Une étude réalisée en 2006 montre que, du côté des parents, la très grande majorité des hommes et des femmes -90 à 95%- sont en accord avec le principe de l'anonymat du donneur. Et environ un quart des hommes et des femmes indiquent qu'ils renonceraient à leur projet parental si la loi levait l'anonymat sur le don. Du côté des donneurs, ils sont également nombreux à ne pas souhaiter se dévoiler. Une enquête de 2006 montre que 70% des donneurs souhaitent le maintien de l'anonymat, tandis que 60% d'entre eux renonceraient au don en cas de levée d'anonymat. «Si l'anonymat est levé, les donneurs seront beaucoup moins nombreux», explique Dominique Lenfant, présidente de l'association Pauline et Adrien, qui aide les parents et promeut l'IAD. Faux, répond Pauline Tiberghien, en voulant pour preuve les chiffres issus du Royaume-Uni, où le nombre de donneurs a augmenté depuis 2005, date de la modification de la loi.


«Une grande souffrance»

Sophie est né d'un don de sperme il y a vingt-cinq ans. Elle dit «avoir une existence tout à fait normale et ne rien souhaiter de plus sur ses origines» .

De son côté, Clément ayant appris à l'âge de 12 ans qu'il était issu d'un don, a souffert de ne pas connaître le donneur. «J'ai été dans une grande souffrance» , explique ce jeune de 21 ans qui a réalisé lors d'une visite à l'hôpital Cochin l'impossibilité d'avoir des informations. Clément a adhéré à l'association PMA et milite depuis plusieurs années pour le changement de la loi, tout en considérant que le texte «donne trop de pouvoir au donneur à la majorité de l'enfant».

Camille, la trentaine, dit qu'elle a eu «envie d'en savoir plus dès que j'ai appris mon mode de conception». «Je voulais notamment savoir si mon frère était issu du même donneur, mais aussi si j'avais d'autres demi-frères et sœurs, explique-t-elle. J'ai senti une absence de préparation». Même si elle avoue qu'elle ne souhaitait pas forcément le rencontrer, qu'elle ne cherche pas un père, mais tout simplement savoir à quoi il ressemble, pour, dit-elle, «arrêter la machine à questions».
Par Aude Seres

22/10/2010

La prise de sang de la trisomie 21



On vous la propose en début de grossesse, cependant elle n’est pas obligatoire.
Il faut comprendre pourquoi on vous la propose et quelles seront les réponses données par cette prise de sang :

-Cette prise de sang est faite dans un contexte (âge de la mère, origine, tabac…) et le résultat se donne sous forme de chiffre de 1/400 par exemple. Les femmes plus âgées ont plus souvent d’enfants porteurs de trisomie 21.
-Si le résultat est inférieur à 1/250 (1/400 par exemple), on dit que vous n’êtes pas dans un groupe dit « à risque ».
-Si le résultat est supérieur à 1/250 (1/75 par exemple), on dit que vous êtes dans un groupe dit « à risque » de porter un enfant qui a une trisomie 21.
-On vous propose alors de faire une amniocentèse (ponction de liquide amniotique du bébé à travers la paroi abdominale de la mère)
-L’amniocentèse donne un risque sur cent de provoquer une fausse couche (1% donc)
-Le résultat de l’amniocentèse (caryotype) définit si votre enfant est porteur de trisomie ou pas.
-Si votre enfant est porteur de trisomie, on vous propose d’arrêter cette grossesse par une interruption médicale de grossesse, possible jusqu’au terme de la grossesse : on arrête la vie du fœtus et on provoque l’accouchement.


Toutes ces questions sont compliquées et douloureuses, c’est pour cela que toutes ces informations DOIVENT vous être expliquées, et qu’il est difficile de juger les décisions de chaque personne.
Le message à passer est qu’il est primordial d’en parler en couple AVANT que cela n’arrive. Cela est utile, car comme toute nouvelle choquante, il y a une sidération qui empêche de savoir prendre une décision. Certains couples se séparent suite à cette expérience douloureuse (désaccord sur les décisions à prendre)
Il faut savoir que l’attente des résultats est longue et anxiogène, et que souvent le résultat est bon (beaucoup de faux positifs dans la prise de sang)
Pour les parents qui ne veulent pas faire d’IMG, on peut se poser la question de faire cette prise de sang : « pour savoir et anticiper l’accueil de l’enfant au cas où » : sachez que des signes de la trisomie 21 seront vus à l’échographie, la majorité du temps, mais pas toujours.
Pour les parents qui choisissent l’IMG et aussi pour les parents qui choisissent de garder cet enfant, sachez qu’il existe des associations pour vous accompagner.
Il est nécessaire d’avoir une réflexion devant ces examens.

HT21.pdf










20/10/2010

Des virus dans 90 % des cancers du col de l'utérus

Ces papillomavirus sont aussi responsables d'un nombre croissant de cancers de la gorge.

C'est à la fin des années 1970 qu'un virus, le papillomavirus, transmis par contact sexuel, a été identifié comme étant responsable des cancers du col de l'utérus. Depuis, les recherches n'ont fait que s'amplifier sur cet agent infectieux, dont il existe des dizaines de types différents, certains entraînant des lésions bénignes, d'autres des tumeurs malignes. Deux vaccins contre le cancer du col de l'utérus, destinés aux jeunes filles ont été mis sur le marché, ciblant tout particulièrement les papillomavirus de type 16 et 18 impliqués dans 65-70% de ces cancers.

Lundi, la revue Lancet Oncology a publié les résultats d'une étude montrant que huit types de papillomavirus sont responsables de 90% des cas de cancer du col de l'utérus. Une information importante, qui permettra un jour de fabriquer un vaccin efficace non plus seulement contre 65-70% des cancers du col, mais contre 90% d'entre eux. Avec, si toute la population est protégée, la perspective d'arrêter le dépistage systématique par frottis tous les trois ans pour les femmes de plus de 25 ans… «Nous serons obligés dans tous les cas de pratiquer le dépistage par frottis, car il faut être certain, à long terme, qu'il n'y a pas un échappement du virus à la réponse immunitaire, lié par exemple à une mutation qui rendrait le vaccin inefficace, assure le docteur Michel Favre, codirecteur du Centre national de référence des papillomavirus. Le dépistage par frottis a encore de beaux jours devant lui. » Des firmes pharmaceutiques planchent déjà sur des vaccins plus performants qui incluraient un nombre plus important de souches virales.

Plus de 80% des femmes seraient infectées au cours de leur vie par le papillomavirus de type 16, très souvent lors de leurs premiers rapports sexuels. La très grande majorité d'entre elles éliminent ce virus spontanément, un tout petit nombre développe des lésions qui progressivement peuvent se transformer en cancer à long terme en l'absence de dépistage par frottis. Les jeunes filles sont plus vulnérables lorsqu'elles contractent le virus entre 15 et 20 ans du fait de l'immaturité du col de l'utérus. La généralisation du dépistage par frottis il y a plus de trente ans, a fait régresser la mortalité, actuellement encore trop élevée en France (1000 décès et 3000 cas annuels).


Étude suédoise

Dans ce contexte, le centre de Contrôle des maladies d'Atlanta (CDC) s'est inquiété la semaine dernière de l'augmentation des cancers de la cavité buccale qui serait liée à des infections par le papillomavirus transmis lors de rapports bucco-génitaux. Ces cancers des voies aéro-digestives sont traditionnellement liés au tabac et à l'alcool. Mais de plus en plus souvent, un papillomavirus serait impliqué. «Les causes possibles de cette augmentation font l'objet de nombreuses discussions, mais les changements de pratiques sexuelles ces dernières décennies à savoir l'accroissement des relations bucco-génitales et du nombre de partenaires paraissent être les principales raisons», soulignent les experts du CDC.

En Suède, l'incidence du cancer de l'amygdale induit par un papillomavirus aurait été multipliée par 7 en trente ans. La vaccination pourra-t-elle être un facteur de protection ? Pour l'instant, des études sont en cours. Les cancers de la cavité buccale liés à ce virus semblent de meilleur pronostic que ceux dus au tabac et à l'alcool.

 
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