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30/08/2010

Cancer du sein : la France peine à réduire la mortalité

En vingt ans, la mortalité n'a diminué que de 11 %, alors qu'elle a chuté de plus de 20 % dans beaucoup de pays européens.
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Mention très bien pour le Royaume-Uni, «peut mieux faire» pour la France. Les femmes européennes sont loin d'être égales devant le risque de décès par cancers du sein, selon une étude du Centre international de recherche sur le cancer, qui vient d'être publiée sur le site Internet du British Medical Journal. Ces vingt dernières années, la mortalité due à ces tumeurs a diminué dans la majorité des trente pays d'Europe, mais il existe de grandes disparités, constatent les auteurs qui se disent surpris par les résultats décevants de la France, la Suède et la Finlande.

Alors qu'ils ont engagé des moyens importants dans le dépistage et la prise en charge de ces cancers, ces trois pays n'ont enregistré qu'une baisse modeste de la mortalité entre 1989 et 2006 : 11 % en France, 12 % en Finlande et 16 % en Suède. Des scores qui contrastent avec la chute d'au moins 20 % relevée dans 15 des 30 États étudiés. Les taux records ont été obtenus en Islande avec une chute de 45 % sur la même période et de 35 % en Angleterre. Lanterne rouge dans ce domaine à la fin des années 1980 (avec un taux de mortalité de 42 pour 100 000 femmes) le Royaume-Uni a pris depuis le taureau par les cornes, relèvent les auteurs. Au total, seules la Grèce, l'Estonie, la Lettonie et la Roumanie ont enregistré une hausse de cet indicateur.

«Nous avons choisi d'étudier la mortalité car c'est un paramètre qui reflète l'ensemble de la chaîne, depuis la détection de ces cancers jusqu'à l'efficacité des traitements, précise le Dr Philippe Autier, premier auteur de l'article, qui travaille au Centre international de prévention (Lyon). Notre hypothèse de départ était que les pays avec un bon programme de dépistage et un système performant de prise en charge devaient voir leur mortalité diminuer.»

D'où leur étonnement devant les performances mitigées de la France, nation du plan cancer. Selon les données analysées, issues notamment des registres de l'Organisation mondiale de la santé, la mortalité par cancer du sein, n'y a diminué que de 11 % ces deux dernières décennies. Et en 2006, la France est seulement classée en milieu de tableau européen avec un taux de mortalité de 25,6 pour 100 000 femmes. «C'est l'un des pays qui a le meilleur accès aux soins, c'est aussi l'un de ceux où le nombre de mammographies par femme est le plus élevé. Il y a des efforts considérables et le résultat n'est pas à la hauteur», juge Philippe Autier.


Nouvelles molécules

Pour cet épidémiologiste, ce décalage n'est absolument pas une remise en cause de la politique de dépistage. Cette situation complexe relève sans doute de plusieurs facteurs, dont certains ont déjà été pointés par des experts. «Il y a peu d'informations sur les résultats du dépistage en dehors du programme national . Or un tiers à la moitié des femmes ont des mammographies hors de ce cadre, avance le Dr Autier. De même, à part dans les grands centres de traitement, on manque de données précises sur la façon dont les femmes sont prises en charge pour leur cancer.»

Un constat sévère, relativisé par le Dr Martine Le Quellec-Nathan, directrice générale adjointe de l'Institut national du cancer. «Le plan cancer a démarré en 2003 et il est prématuré d'évaluer les effets sur la mortalité», estime-t-elle. Concernant le programme de dépistage organisé, qui a été généralisé en 2004, c'est effectivement le seul qui est bien encadré et peut être correctement évalué, admet la directrice adjointe de l'Inca. «Il est donc important de continuer à augmenter la participation, aujourd'hui de 53,7 %», insiste-t-elle. Quant à l'amélioration de la qualité des soins, c'est aussi, rappelle le Dr Le Quellec-Nathan, une des priorités du plan cancer 2009-2013. Bonne nouvelle, pour l'Inca comme pour les auteurs de l'étude, la baisse de la mortalité par cancer du sein devrait se poursuivre dans les années à venir, où l'on attend aussi l'impact de la dernière génération de molécules.


Par Sandrine Cabut, Figaro 13/08/10

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/08/13/01004-20100813ARTFIG00519-cancer-du-sein-la-france-peine-a-reduire-la-mortalite.php

25/08/2010

Comment venir à la maternité?


Comment venir à la maternité ?

-Si vous n’habitez pas trop loin, venez à pied ! Cela fera avancer les choses, rien de tel que le fait de marcher !

-Si vous habitez plus loin, venez :

• en voiture si vous en avez une, ou avec les transports en commun selon l’urgence.
• en taxi si vous n’avez pas de voiture (il arrive que les taxis refusent les femmes enceinte, dans ce cas là, ne dites pas que vous allez à la maternité, dites une adresse toute proche !)
• avec une ambulance
• appelez les pompiers (18) ou le Samu (15) seulement si vous sentez que le travail est très avancé et que ça pousse. Ce sont des services de grande urgence et il est inutile de les mobiliser quand d’autres en ont peut être plus besoin.

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21/08/2010

Quand venir à la maternité?

images.jpg*Les contractions :
La première des raisons pour venir aux urgences de la maternité, c’est la présence de contractions régulières et douloureuses. On dit en général que les contractions doivent être toutes les 5 minutes depuis 2 heures pour les primipares (1er bébé), toutes les 5 à 10 minutes depuis une heure pour les multipares. Les grandes multipares sauront quand venir (+ tôt).

Une contraction se repère ainsi : le ventre est dur partout, c’est douloureux et parfois cela diffuse aussi dans le dos.
Des contractions de travail sont des contractions que rien n’arrête : ni la douche, ni le repos, ni le Spasfon (2comprimés)
Vous le sentirez quand c’est le moment de venir, quand elles ne diminuent pas en intensité mais augmentent au contraire et se rapprochent dans le temps.

Si vous avez accouché rapidement la fois d’avant, n’attendez pas autant !

*La rupture de la poche des eaux :
si vous avez rompu la poche des eaux, venez à la maternité assez rapidement (risque infectieux pour le bébé)
Souvent cela ne fait aucun doute, le liquide est clair et transparent comme de l’eau du robinet. C’est bien distinct de l’urine.
Parfois c’est difficile à identifier : c’est ce que l’on appelle la « fissuration », il y a peu de liquide amniotique qui s’écoule. Si ce liquide est transparent et non glaireux, venez à la maternité.

*Perte de sang : il arrive que l’on saigne un peu après un rapport sexuel ou un toucher vaginal pendant la grossesse. Mais si les saignements vous paraissent trop abondants, comme des règles, venez.

*Ne venez pas pour le bouchon muqueux ! (c’est un mélange de glaires et de vieux sang) On peut le perdre 1 mois avant l’accouchement, cela montre juste que le temps de fin de grossesse est là, que le col de l’utérus se prépare doucement.

*Fièvre : Venez si vous avez de la fièvre (>38°C)

*Diminution des mouvements du bébé : Si vous sentez que votre bébé bouge moins, arrêtez vos activités, allongez vous sur le côté, soyez attentive, stimulez un peu votre bébé en le poussant doucement sur le côté du ventre, pour voir s’il répond. S’il ne répond pas au bout d’environ trois quart d’heure, voir une heure, venez.

*Choc abdominal : Si vous avez reçu un coup dans le ventre, venez à la maternité.

*Si vous êtes connue hypertendue : si vous avez de violents maux de tête, des mouches devant les yeux, des bourdonnements d’oreille et une douleur violente en barre au dessus du ventre, venez rapidement.

Autres raisons : appelez en salle de naissance et demandez à parler à une sage-femme pour voir si il est justifié de venir ou si vous devez vous diriger vers votre médecin traitant (rhume…)

15/08/2010

Les forums à bêtises!

Oui, internet est un outil formidable (et oui, c’est grâce à lui que vous pouvez suivre les tribulations de votre sage-femme préférée ! ).
Oui il permet de communiquer plus aisément, au delà des principales frontières.
Oui il permet de trouver des informations auxquelles nous n’avons pas accès, même dans de très bons ouvrages.
Oui, il a radicalement changé notre quotidien par rapport au début des années 90 !

NON, n’allez pas sur les forums pour femmes enceintes !
Il y a très probablement de bonnes choses à lire, et il est parfois bon d’avoir l’expérience d’autrui. Mais une bonne expérience !
Mais sachez qu’il existe un syndrome : voir en plus excessif les choses que l’on a vécu, et de les raconter de façon exagérée, sans le vouloir.
En effet, le fait de les avoir vécues personnellement les rend plus puissantes, car il y a un fort contenu émotionnel dans ce que chaque personne vit intrinsèquement. L’affect prend le dessus sur l’intellect : c’est un « biais émotionnel », comme l’appellent les psychologues.
Par exemple, de part mon métier de sage-femme, je suis le travail d’une patiente et l’aide à accoucher. Et bien il arrive que, 2 jours plus tard, si on la questionne sur son vécu, elle n’ait pas du tout vécu les mêmes choses que moi, car bien plus immergée dans l’affect (donner la vie de son propre enfant est grandement de l’ordre de l’affect ! Quoi qu’on en dise !). Et si moi-même je suis enceinte et accouche, je suis beaucoup moins rationnelle que d’usuel, même si je suis sage-femme !

On retrouve des patientes pétrifiées de peur suite à la lecture de ces forums, ce n’est vraiment pas constructif, et il est difficile de retrouver leur confiance.
Préférez à ces sites la préparation à la naissance avec un professionnel (reconnu par la Sécurité Sociale !) où vous pourrez poser des questions et avoir des réponses adaptées, et faire de vrais exercices. Vous pouvez aussi lire des livres ou des sites faits par des professionnels.

J’ai par exemple retrouvé une fois une patiente qui était à la base un peu craintive, et qui a déplacé son angoisse en lisant énormément de bêtises sur des forums pendant sa grossesse, en absorbant tout cela, ce qui a eu un effet boule de neige. Elle était paralysée, dans son corps et dans sa tête, avec des peurs inconsidérées sur la douleur, l’hémorragie ou toute autre sorte de complication. La crainte aidant, elle avait des douleurs exacerbées pour une patiente en tout début de travail, et bien sûr son travail n’avançait pas car elle était bloquée par sa peur. Là j’ai vraiment pu contempler les dégâts de ces lectures. Nous en avons beaucoup parlé, et le pire c’est qu’elle savait que c’était mauvais pour elle mais qu’elle ne pouvait s’en empêcher.
Un autre exemple, c’est l’hémorragie de la délivrance : il arrive qu’une patiente saigne et la prise en charge se fait précocement (protocole de surveillance) : si ces saignements sont jugulés, et que la quantité de sang perdue est inférieure à 500ml, ce n’est pas une hémorragie de la délivrance !! Beaucoup de femmes écrivent qu’elles ont fait une hémorragie, alors que par définition elles n’en ont pas fait une, avec des descriptions exagérées car l’émotionnel est très présent (idem pour les papas qui racontent ça, car c’est normal, ils se sont inquiétés pour leur dulcinée !)
Pour le bébé qui va naître par le siège, lisez plutôt les ouvrages de professionnels que les forums ! Il est vrai qu’il y a un peu plus de complications que pour un accouchement d’un bébé qui se présente par la tête mais à chaque complication sa réponse !!

Sur ces forums, on retrouve plus souvent celles qui ont un mauvais vécu (besoin de raconter, exprimer ce vécu difficile) que celles qui ont très bien vécu tout ça, et qui profitent pleinement de leur nouvelle maternité.
Sachez que 95% des grossesses se passent bien !

 
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