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30/04/2010

Pouvoir téléphoner...

 

Cela faisait longtemps que mes patientes et patients téléphonaient à leur proche avec leur portables… Pensez : la naissance du petit dernier ! Eh bien maintenant, ils auront le droit ! Evidemment, on pouvait déjà utiliser des téléphones fixes. A l’Ap-HP, nous n’avions pas de surfacturation d’ailleurs, contrairement à la plupart des hôpitaux… Attention à la facture salée. La plupart des patients du coup devaient utiliser leur portable…


Maintenant, le portable à l’hôpital, c’est permis

Les téléphones mobiles, interdits depuis une circulaire de 1995 dans les hôpitaux, sont dorénavant autorisés dans les plus importants établissements de France. Une petite révolution.

MARC PAYET | 24.04.2010, 07h00

Les logos avec un téléphone barré fleurissent encore dans de nombreux couloirs hospitaliers. Et pourtant, bientôt, ils pourraient disparaître. Le portable fait en effet son entrée officielle à l’hôpital. Le principal groupe hospitalier de , l’Assistance publique-Hôpitaux de (AP-HP), vient d’autoriser son usage.

Les quatre millions de patients qui fréquentent annuellement ses 37 établissements franciliens peuvent ou vont pouvoir (le changement des règlements intérieurs est en ) appeler avec leur mobile depuis leurs chambres, mais évidemment pas depuis les salles de soins, ni au bloc opératoire.
Ce n’est qu’un début. Selon nos informations, le ministère de la Santé réfléchit aujourd’hui à cette possibilité. « On a clairement changé d’époque par rapport à la circulaire de 1995, qui interdisait totalement l’usage du portable à l’hôpital, précise-t-on dans l’entourage de Roselyne Bachelot. A cette date, personne n’avait de cellulaire, aujourd’hui tout le monde en a. On envisage d’autoriser son usage dans les chambres des patients, en donnant des consignes de discrétion, tout en maintenant son interdiction formelle dans certaines zones sensibles. » Le médiateur de la République y est totalement favorable. Pour Jean-Paul Delevoye, cette autorisation permettrait enfin de régler le problème des numéros surtaxés à la charge des patients.
Comment cette petite révolution a-t-elle pu intervenir ? L’argument employé pour justifier l’interdiction était que les portables pouvaient perturber les appareils utilisés à l’hôpital et les stimulateurs cardiaques portés par certains malades. Mais aujourd’hui, de nouvelles études scientifiques minimisent ce risque. Le Comité d’évaluation et de diffusion des innovations technologiques de l’AP-HP a conclu que « les interférences causées par l’usage des téléphones portables actuellement utilisés ne sont pas en mesure de perturber les dispositifs médicaux à une distance supérieure à 1,50 m ».
Autre explication au bannissement du mobile : il ne fallait pas déranger les patients… et le personnel. « Evidemment, ça ne doit pas tourner à la parlotte permanente, mais le portable a bien des avantages quand on est hospitalisé, indique-t-on à l’AP-HP. Il permet au patient de pouvoir se remonter le moral en discutant avec son entourage. »

Le Parisien

18/04/2010

Jusqu'ou s'impliquer ?

 

La plupart du temps, la création d’une famille se fait dans la joie, avec un entourage épaulant la nouvelle mère. Et je me réjouis au sein de ce spectacle, je prends toutes les ondes positives que je peux !

Parfois la mère est toute seule. Avec son bébé, mais vraiment TOUTE seule.

L’une d’entre elles m’a particulièrement touchée. Sans papiers, sans logement, sans homme. Et une seule « amie » (voisine). Nous avions prévu pour elle une sortie en Samu Social (passe la nuit dans un hôtel, ne ressemblant pas vraiment à un 3 étoiles..). Le jour J, je l’examine, lui fait ses prescriptions de sortie (car, oui, nous faisons les prescriptions !), rend le carnet de santé et signe sa sortie. Son « amie » a prévu de l’accompagner à l’hôtel.

Le soir, en sortant de la maternité, en civil, je vois dans l’entrée l’assistante sociale parler avec cette patiente, en larmes. L’homme de l’hôtel a refusé de donner une chambre à cette mère et a son bébé de 3 jours, mais s’est tout de même fait payer par le Samu Social…Son amie l’a ramenée à l’hôpital car ne pouvait l’héberger et devait aller travailler. L’assistante sociale a trouvé une solution de dernier recours, un pavillon de recueil à 45 minutes de l’hôpital, avec deux changements en transport en commun. La femme, désespérée dit qu’elle n’y arrivera jamais, son amie l’a laissée, elle a un bébé sur son bras droit, son sac sur l’autre épaule, et sa maison à tracter (sa valise , son « mètre cube », plutôt poids que plume). L’assistante sociale dit que si, elle y arrivera.

Je fais trois pas vers la sortie… je me dis que je suis en civil et que ma journée s’arrête là. Mais même en civil, je ne laisserai pas quelqu’un dans cette situation. Et je reviens : «  allez madame, je vous emmène au métro, c’est sur mon chemin ». Je la conduis devant la bonne direction de la bonne rame du bon métro. (Bondé, le métro.) « Allez ! Je vous laisse ici ».

Tout de même, je me dis, elle ne va pas pouvoir à la fois s’assoir avec son bébé et préserver son mètre cube du larcin d’un autre méchant monsieur. Donc je reste. Deux changements et 45 minutes plus tard, nous arrivons enfin au Lieu. Ici, on est au contact d’une précarité palpable. Beaucoup de personnes en grandes difficulté (dont énormément d’enfants) dorment ici pour la nuit. Ma patiente a le droit à une chambre seule, il y a même un petit berceau avec matelas, dont je ne parierai pas sur la salubrité … Mais c’est tout de même beau de voir que, ici, on ne laisse pas une femme et son bébé dormir dehors.

Pendant ces 45 minutes, j’ai observé ma patiente, les yeux dans le vague, pas un mot, pas une révolte. Cette absence de réaction est pire pour moi que des signes extérieurs de tristesse : cette abnégation, c’est la détresse poussée à l’extrême. En partant, j’ai reçu tout de même un faible sourire.

Autant dire que ce soir là et les jours d’après, mon cœur n’était pas à la fête. Cette histoire m’a travaillée pendant un peu moins d’une semaine. On sait que ça existe, mais le fait de le vivre avec elle a tout changé : retour à la maison sans maison, et sans famille…

Une question est ressortie de tout cela : où se situe la frontière entre soigner mais garder une distance, et soigner et trop s’impliquer ? Que veut dire TROP s’impliquer ? Y a –t-il des limites dans le soin de l’humain ? Pourquoi dit-on qu’il faut se protéger ? Car cela tue le soignant de voir la souffrance ? Mais si ça atténuait cette souffrance, on ne pourrait on pas se donner un peu plus ?

Pour terminer, je me suis dit qu’on ne m’y reprendrait plus, que c’était trop bouleversant, mais qui sait…la conscience du plus faible ne doit-elle pas toujours avoir le dernier mot ?

13/04/2010

Du côté des infirmières...

 

 

 

Que pensent les infirmières de l'évolution de leur métier ?  Voila le sondage BVA à télécharger.

Quels éléments en tirer ?

· 45% accueillent favorablement la réforme ; 34% y sont opposés et 21% ne se prononcent pas.

· Les avis sont partagés sur la retraite : une faible majorité d'infirmières hospitalières (40%) accepteraient de travailler jusqu'à 60 ans, au lieu de 55 ans, pour gagner plus, 37% s'y refusant

· Les jeunes préfèrent gagner davantage : ce pourcentage est de 50% pour les infirmières âgées de moins de trente ans; 26% d'entre elles préfèrent conserver le système actuel. (Cela fait longtemps qu’on sait que la retraite sera bien tard !)

· 85% des personnels infirmiers ont connaissance de la réforme (mais que font les 15% autres ?).

· 23% d'entre eux sont encore incapables de faire un choix, et 21% ne savent que penser de la réforme.

· A la question de savoir si "cette réforme contribue à valoriser le métier d'infirmier", 47% répondent par l'affirmative et 44% par la négative; 9% ne se prononcent pas.

09/04/2010

Sommes nous en nombre suffisant ?

 

Selon l'Irdes, on compte fin 2003 entre 16 000 et 17 000 sages-femmes en France (hors TOM). Un sentiment de pénurie prévaut dans la profession, malgré une croissance soutenue du nombre de sages-femmes de 3 % par an en moyenne depuis 1990.

Pourquoi un tel sentiment ?

L'Irdes a produit une intéressante étude en 2005.

Le nombre d’étudiants admis dans les écoles de sages-femmes est soumis à un quota, fondé en partie sur des projections qui prolongent des tendances d’évolution des effectifs (taux d’échec, durée d’activité, temps partiel) que l’on peut corriger de certains facteurs exogènes (RTT, augmentation des naissances).

Selon ces projections, le nombre de sages-femmes devrait approcher les 19 000 en 2020. Ces calculs ne tiennent pas compte de l’évolution de l’activité des sages-femmes, pourtant mise en évidence par les enquêtes périnatalité : augmentation des hospitalisations prénatales, des préparations à la naissance, des césariennes ou des péridurales. Une analyse des besoins de sages-femmes dans la région Bourgogne a été menée selon deux méthodes fondamentalement différentes. La première estimation basée sur le recensement des postes hospitaliers vacants montre un retour à l’équilibre en 2007, la deuxième estimation s’appuyant sur un référentiel de prise en charge professionnel et réglementaire montre que, compte tenu des effectifs actuels, 14 % des besoins ne seraient couverts dans cette région et que le retour à l’équilibre ne sera pas atteint avant 2010.

 

 

 
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